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Bébé 20 mois sommeil perturbé : 10 solutions pour retrouver des nuits sereines

Bébé 20 mois sommeil perturbé : le guide complet pour comprendre et agir

Vous êtes nombreux à vous demander pourquoi votre bébé 20 mois sommeil perturbé vous réveille plusieurs fois par nuit, refuse de s’endormir ou se lève aux aurores. Cette phase, bien que frustrante, est souvent une étape normale du développement. À 20 mois, votre enfant n’est plus un nourrisson, mais pas encore un grand. Son sommeil évolue, son caractère s’affirme et son monde s’agrandit, ce qui peut créer des perturbations nocturnes.

Dans ce guide, nous allons décrypter ensemble les raisons de ces réveils nocturnes et de ces difficultés d’endormissement. Vous découvrirez des explications basées sur la physiologie du sommeil, des conseils pratiques testés par des milliers de parents, et des réponses rassurantes à vos questions. L’objectif ? Vous outiller pour traverser cette période avec sérénité et aider votre tout-petit à retrouver un sommeil réparateur, essentiel à son développement et à votre équilibre familial.

Comprendre le sommeil d’un bébé de 20 mois

À 20 mois, le rythme de sommeil est généralement bien établi autour d’une sieste unique en journée (de 1h30 à 3h) et d’une nuit de 10 à 12 heures. Cependant, la structure même de son sommeil devient plus proche de celle de l’adulte, avec des cycles d’environ 90 minutes. C’est entre ces cycles que les micro-réveils surviennent. Un enfant qui sait se rendormir seul les traversera sans problème. Mais si un facteur externe (peur, inconfort, habitude) intervient, ces micro-réveils peuvent se transformer en réveils complets et en pleurs.

Selon les données de Santé publique France, près de 30% des enfants de moins de 3 ans présentent des difficultés de sommeil, avec un pic fréquent autour de 18-24 mois. Cette période correspond à une explosion des acquisitions : langage, motricité fine et globale, autonomie. Le cerveau de votre enfant est en ébullition, et cela se répercute la nuit. Il est donc crucial de différencier une phase temporaire liée au développement d’un véritable trouble du sommeil installé.

Les besoins en sommeil à cet âge

Les besoins totaux sont d’environ 11 à 14 heures sur 24 heures. Une nuit trop courte ou une sieste trop longue/ trop tardive peut déséquilibrer l’ensemble. L’observation est clé : un enfant qui se réveille de bonne humeur et est dynamique dans la journée a généralement son quota de sommeil.

Les 7 causes principales d’un sommeil perturbé à 20 mois

Identifier la source du problème est la première étape vers la solution. Voici les causes les plus fréquentes d’un bébé 20 mois sommeil perturbé.

  • Les poussées dentaires : Les deuxièmes molaires font souvent leur apparition autour de cet âge. La douleur est réelle et peut réveiller l’enfant en pleine nuit.
  • Les angoisses de séparation : À son paroxysme vers 18 mois, cette angoisse peut resurgir la nuit. Votre enfant comprend que vous existez même hors de sa vue, mais il n’a pas encore la notion du temps. Votre absence pendant son sommeil peut devenir source d’anxiété.
  • Les acquisitions motrices : Courir, sauter, monter les escaliers… Il peut avoir envie de « s’entraîner » même la nuit, ou être tellement excité par ses nouvelles capacités qu’il a du mal à « déconnecter ».
  • Le développement du langage : Son cerveau travaille à mémoriser et associer les mots, ce qui peut entraîner une agitation nocturne.
  • Les cauchemars : Ils deviennent plus fréquents car l’imagination se développe. Contrairement aux terreurs nocturnes, l’enfant se réveille et a besoin d’être rassuré.
  • Un changement de routine : Un déménagement, l’arrivée d’un petit frère ou d’une sœur, un changement de mode de garde, un voyage… Tout bouleversement peut impacter son sommeil.
  • Des habitudes de sommeil inadaptées : S’endormir systématiquement dans les bras, avec un biberon ou en présence des parents peut devenir une condition nécessaire pour se rendormir à chaque cycle.

L’essentiel à retenir

Un bébé 20 mois sommeil perturbé vit le plus souvent une phase de développement, pas une régression. Les causes principales sont l’angoisse de séparation, les poussées dentaires (molaires) et l’explosion cognitive/motrice. La constance dans les routines est votre meilleure alliée pour traverser cette période.

Solutions pratiques pour un sommeil apaisé

Face à un sommeil agité à 20 mois, l’action doit être à la fois douce et ferme. Voici une stratégie en plusieurs points.

1. Ritualiser le coucher de manière immuable

La routine du soir est un signal fort pour le cerveau. Elle doit être courte (20-30 min max), calme et répétée dans le même ordre chaque soir : bain, pyjama, histoire, câlin, dodo. Utilisez des mots simples et rassurants : « Maintenant, c’est l’heure de dormir pour que ton corps soit fort demain ». L’utilisation d’une veilleuse projetant une lumière douce ou d’un doudou sécurisant peut faciliter la transition.

2. Travailler la séparation en journée

Jouez à cache-cache, laissez-le jouer seul dans une pièce sûre quelques minutes en augmentant progressivement la durée. Cela l’aide à intégrer que vous revenez toujours. Mentionnez-le au moment du coucher : « Je vais dans le salon, et je reviens te voir demain matin, comme quand on joue à cache-cache ».

3. Adapter l’environnement de sommeil

Assurez-vous que la chambre est bien obscurcie, silencieuse et à une température idéale (18-20°C). Un matelas et une literie de qualité sont importants. Pour les enfants qui bougent beaucoup, un pyjama gigoteuse de taille adaptée peut remplacer la couverture et éviter les réveils par froid.

4. Gérer les réveils nocturnes avec calme

Intervenez de manière progressive. Attendez quelques instants avant d’entrer, il peut se rendormir seul. Si vous entrez, faites-le dans le calme, avec peu de lumière et de paroles. Réconfortez-le par une présence et une voix douce, mais évitez de le sortir du lit, de lui donner à manger ou de jouer. L’objectif est qu’il associe son lit au sommeil, pas aux activités.

Les erreurs à éviter face aux troubles du sommeil

Par fatigue ou désarroi, certains réflexes peuvent involontairement ancrer le problème.

Ne pas céder à la tentation du lit parental systématique : Si cela devient une habitude, il sera très difficile de revenir en arrière. Privilégiez le fait de vous installer sur un matelas à côté de son lit si nécessaire, pour une transition plus douce.

Ne pas introduire de nouveau « dormeur » (biberon, écran) : Un biberon de lait la nuit, à cet âge, n’est plus une nécessité nutritionnelle mais devient une habitude calorique et cariogène. Les écrans avant le dodo sont fortement déconseillés par l’INSERM, la lumière bleue inhibant la mélatonine, l’hormone du sommeil.

Ne pas varier les routines : La constance est sécurisante. Changer les règles chaque soir en fonction de votre fatigue ou de ses pleurs crée de la confusion et de l’insécurité chez l’enfant.

Quand faut-il consulter un professionnel ?

Si, malgré la mise en place de routines constantes et de conseils adaptés, les perturbations persistent au-delà de 3 à 4 semaines, il peut être judicieux de consulter. Parlez-en d’abord à votre médecin traitant ou pédiatre lors de la prochaine visite. Consultez sans tarder si vous observez : des ronflements importants et une respiration bruyante (risque d’apnées du sommeil), des terreurs nocturnes très fréquentes, une somnolence excessive dans la journée, ou si votre inquiétude est grande. N’oubliez pas que les consultations en Protection Maternelle et Infantile (PMI) sont gratuites et que les puéricultrices peuvent vous apporter un éclairage précieux.

Questions fréquentes des parents sur le sommeil à 20 mois

Faut-il supprimer la sieste si mon enfant de 20 mois ne dort pas la nuit ?

Non, sauf avis médical. Une sieste trop longue ou trop tardive (fin après 15h30/16h) peut nuire à l’endormissement du soir, mais la supprimer totalement risque de le surmener et d’aggraver les réveils nocturnes par sur-fatigue. Essayez plutôt de la raccourcir (1h30 max) et de la caler plus tôt dans l’après-midi.

Mon enfant se réveille en hurlant, est-ce un cauchemar ou une terreur nocturne ?

À 20 mois, les deux sont possibles. Lors d’une terreur nocturne, l’enfant a les yeux ouverts mais n’est pas conscient, il ne vous reconnaît pas et ne se calme pas à votre contact. Il ne s’en souvient pas le matin. Lors d’un cauchemar, il se réveille complètement, est capable de vous reconnaître et de chercher du réconfort. Il peut en garder un souvenir flou. Dans les deux cas, restez calme et présent. Pour les terreurs, ne le réveillez pas, assurez-vous juste qu’il ne se blesse pas.

Dois-je le laisser pleurer ?

La méthode du « laisser pleurer » est controversée. Il est plutôt recommandé d’adopter une approche graduelle : laisser quelques minutes (2-5 min) avant d’intervenir pour lui laisser une chance de se rendormir seul, puis intervenir de manière brève et rassurante (une tape, une parole douce) sans forcément le prendre. L’idée est de l’accompagner vers l’autonomie du sommeil sans le laisser subir un stress intense d’abandon.

Un changement de lit peut-il perturber son sommeil ?

Oui, absolument. Passer du lit à barreaux au « grand lit » est une transition majeure. Il est conseillé de ne pas la faire en période de sommeil déjà perturbé. Attendez un moment calme. Vous pouvez commencer par posisitonner le matelas du grand lit au sol pour la sieste d’abord, ou enlever un côté du lit à barreaux pour en faire un lit de « grand » progressif.

Les produits « spécial sommeil » (diffuseurs, sprays) sont-ils efficaces ?

Ils peuvent faire partie d’un rituel apaisant (l’odeur associée au coucher), mais ils ne sont pas une solution magique. Privilégiez les produits aux huiles essentielles adaptées et certifiées (normes strictes pour les enfants). Leur efficacité repose surtout sur le conditionnement créé par la routine. La sécurité d’un doudou ou d’une veilleuse est souvent tout aussi efficace.

Traverser une phase de bébé 20 mois sommeil perturbé demande de la patience, de la constance et une bonne dose de bienveillance envers vous-même. Rappelez-vous que cette période est transitoire. En comprenant les causes développementales, en maintenant un cadre rassurant et en évitant les pièges courants, vous aiderez votre enfant à retrouver un sommeil paisible. Chaque enfant est unique, alors faites confiance à votre instinct de parent.

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