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Pourquoi ne pas porter bébé sous les aisselles ? Risques et conseils

Pourquoi ne pas porter bébé sous les aisselles ? Guide complet pour les parents

En tant que jeune parent, vous multipliez les gestes du quotidien pour prendre soin de votre nourrisson. Parmi eux, la manière de le porter est fondamentale. Vous vous êtes peut-être déjà demandé pourquoi ne pas porter bébé sous les aisselles. Cette interrogation, loin d’être anodine, touche au cœur de la sécurité et du bon développement de votre enfant. Soulever un bébé en le prenant directement sous les bras peut sembler instinctif et pratique, mais c’est une habitude que les professionnels de santé déconseillent vivement.

Dans cet article, nous allons décortiquer ensemble les raisons scientifiques et médicales qui se cachent derrière cette recommandation. Nous explorerons l’anatomie si particulière du nourrisson, les risques concrets pour sa santé, et surtout, nous vous donnerons toutes les clés pour adopter les bons gestes. Vous repartirez avec des conseils pratiques, des alternatives sécurisées comme le portage physiologique, et la sérénité de savoir comment manipuler votre bébé en toute confiance.

L’anatomie fragile de bébé : comprendre sa vulnérabilité

Pour bien saisir pourquoi il est déconseillé de soulever un nourrisson par les aisselles, il faut d’abord se pencher sur sa constitution physique. Un nouveau-né, et même un bébé de plusieurs mois, n’est pas une version miniature d’un adulte. Son corps est en plein développement et présente des spécificités qui le rendent particulièrement vulnérable.

Une colonne vertébrale en forme de « C »

À la naissance, la colonne vertébrale du bébé est courbée, en forme de « C ». Elle n’a pas encore les courbures cervicale (creusée quand il lève la tête) et lombaire (formée quand il se met assis) qui lui donneront plus tard sa résistance et sa mobilité. Cette colonne est donc très souple, mais aussi fragile. Une traction ou un soutien mal réparti, comme celui exercé quand on le prend sous les aisselles, peut imposer une tension excessive sur les vertèbres et les muscles du dos, sans offrir un maintien adéquat.

La tête lourde et le tonus musculaire

La tête d’un nouveau-né représente environ 25% de son poids total, une proportion bien plus importante que chez l’adulte. Ses muscles du cou, notamment les muscles sterno-cléido-mastoïdiens, sont encore faibles. C’est le phénomène de l’hypotonie physiologique. Lorsqu’on soulève un bébé par les aisselles, sa tête part en arrière s’il n’a pas un contrôle céphalique suffisant. Le porteur doit alors rattraper ce déséquilibre, ce qui peut créer un mouvement de secousse ou une mauvaise position. Un bon maintien doit toujours inclure un soutien de la tête et de la nuque.

Les articulations des épaules et la plexus brachial

La zone des aisselles est une région riche en structures nerveuses et vasculaires. Le plexus brachial, un réseau de nerfs qui innerve le bras et la main, passe juste à proximité. Les articulations de l’épaule (humérus, clavicule) sont également très malléables. Une pression trop forte ou mal placée sous les aisselles peut, dans les cas les plus graves, comprimer ces nerfs ou solliciter excessivement les articulations. Les recommandations de la Société Française de Pédiatrie insistent sur l’importance de manipuler l’enfant en soutenant son axe tête-cou-tronc de manière globale.

L’essentiel à retenir

Le corps de bébé est fragile : colonne en « C », tête lourde, muscles du cou faibles et articulations malléables. Porter bébé sous les aisselles ne respecte pas cette anatomie et concentre des pressions sur des zones sensibles (nerfs, épaules, vertèbres), sans offrir le soutien nécessaire à sa tête et à son dos.

Les risques immédiats de porter bébé sous les aisselles

Adopter ce geste peut entraîner des dangers concrets, parfois en une seule fois, surtout si le bébé est surpris, glisse ou si la prise n’est pas ferme.

Le risque de chute et de glissade

C’est le danger le plus évident. La zone sous les aisselles, surtout si bébé est habillé avec un body ou un vêtement en tissu glissant, n’offre pas une prise sûre. Les mains de l’adulte peuvent glisser, ou le bébé, mal maintenu, peut se cambrer brusquement et échapper à la prise. Une chute, même de faible hauteur (table à langer, lit, canapé), peut avoir des conséquences graves pour un nourrisson. Selon les données de Santé Publique France, les chutes sont l’une des principales causes d’accidents domestiques chez les moins de 1 an.

La traction sur les bras et les épaules

Quand on soulève un bébé par les aisselles, tout son poids est suspendu par ses épaules et le haut de ses bras. Cela peut causer une traction excessive sur l’articulation de l’épaule (subluxation) ou sur le coude (pronation douloureuse ou « coude de la nourrice »). Cette dernière est une blessure fréquente chez les jeunes enfants, souvent causée par une traction soudaine sur le bras tendu. Elle nécessite une manipulation par un professionnel de santé pour être réduite.

L’inconfort et la peur chez bébé

Au-delà du physique, il y a l’aspect psychologique et sensoriel. Être soulevé de cette manière peut être inconfortable et anxiogène pour l’enfant. Il ne se sent pas enveloppé et sécurisé. Ses bras sont souvent coincés, et son corps est en déséquilibre. Un bébé qui pleure ou se raidit quand on le prend peut simplement exprimer un malaise face à une manipulation qu’il ressent comme intrusive ou peu rassurante.

Conséquences à long terme et développement moteur

Répété régulièrement, le fait de porter un enfant par les aisselles peut avoir un impact subtil mais réel sur son développement psychomoteur.

Entrave au développement musculaire naturel

Le développement de la force musculaire, notamment au niveau du cou, du dos et de la ceinture scapulaire (épaules), se fait par étapes. Quand bébé est sur le dos, il tourne la tête et muscle son cou. Sur le ventre (sous surveillance), il apprend à soulever la tête, puis à prendre appui sur ses avant-bras. Ces efforts naturels sont essentiels. Si, à chaque fois qu’on le prend, on court-circuite ce travail en le tirant par les aisselles, on le prive d’occasions de renforcer ses muscles de manière harmonieuse. Un bon portage, qui soutient sans contraindre, accompagne au contraire ce développement.

Posture et alignement corporel

Les mauvaises habitudes de portage peuvent contribuer à des déséquilibres posturaux. Un enfant souvent tiré par un côté ou dont le tronc n’est pas correctement soutenu peut développer des tensions asymétriques. Les professionnels de la Protection Maternelle et Infantile (PMI) sont formés pour observer le tonus et la posture des bébés et peuvent alerter les parents sur les gestes à corriger. Un portage adéquat favorise un bon alignement tête-colonne-bassin, essentiel pour les futures étapes comme la position assise et la marche.

Confiance et sentiment de sécurité

Le portage est un moment de communication non verbale intense. Un bébé bien porté, dont le corps est maintenu fermement et confortablement contre le porteur, développe un sentiment de sécurité affective et de confiance. À l’inverse, des manipulations brusques ou inconfortables peuvent générer une appréhension au moment d’être pris dans les bras. Créer un climat de confiance physique est la base d’un attachement sécure.

Les bonnes pratiques pour porter et soulever son bébé en toute sécurité

Alors, comment faire ? Voici les techniques recommandées par les puéricultrices et les kinésithérapeutes pédiatriques.

La méthode pour soulever bébé depuis le dos

1. Approchez-vous et parlez-lui pour ne pas le surprendre.
2. Glissez une main sous sa tête et sa nuque, en prenant appui sur la base de son crâne.
3. Glissez votre autre main sous ses fesses et le bas de son dos, en passant entre ses jambes.
4. Maintenez son axe tête-cou-dos aligné, et soulevez-le doucement vers vous en le rapprochant de votre torse.
5. Une fois contre vous, réajustez votre prise pour le maintenir confortablement, en soutenant toujours ses fesses et sa tête si nécessaire.

Comment tenir bébé dans ses bras ?

  • La position « berceau » : La tête de bébé repose dans le creux de votre coude, votre avant-bras soutient son dos, et votre main maintient ses fesses ou ses cuisses. Votre autre main peut venir en renfort sur son torse ou ses jambes. Idéal pour les regards, les biberons et les câlins.
  • La position à l’épaule : La tête de bébé est sur votre épaule, son ventre contre votre poitrine. Une main soutient ses fesses, l’autre maintient sa tête et son dos. Excellente pour le rot et pour qu’il observe le monde par-dessus votre épaule.
  • La position « face au monde » (pour les bébés avec un bon maintien de tête) : Dos de bébé contre votre poitrine, une main en écharpe sous ses fesses, l’autre main passée sur son ventre pour le maintenir. Assurez-vous qu’il peut bien dégager ses voies respiratoires.

Les erreurs courantes à éviter absolument

Outre le port sous les aisselles, méfiez-vous de :
Secouer bébé, même pour jouer (risque de syndrome du bébé secoué).
– Le soulever en le tirant par les mains ou les poignets.
– Le porter face au monde trop tôt, sans soutien adéquat pour sa colonne et sa tête.
– Négliger de soutenir sa tête et sa nuque jusqu’à ce qu’il en ait un contrôle total (vers 4-6 mois).

Les alternatives sécurisées : porte-bébés et écharpes de portage

Pour vous libérer les mains tout en portant bébé de manière optimale, tournez-vous vers le portage physiologique. Ces dispositifs, lorsqu’ils sont bien utilisés, respectent la position naturelle de l’enfant et répartissent son poids sur le porteur.

L’écharpe de portage

Très enveloppante, elle permet un portage dès la naissance. Le bébé est en position fœtale, genoux plus hauts que les fesses (position « grenouille »), le dos arrondi et la tête soutenue. L’écharpe répartit le poids sur les deux épaules et le dos du porteur. Choisissez une écharpe répondant aux normes européennes de sécurité (norme EN 13209-2) et faites-vous montrer les nouages de base par une conseillère en portage.

Le porte-bébé physiologique préformé

Plus simple d’utilisation pour débuter. Un bon modèle doit avoir un assis large et réglable pour soutenir bébé des genoux aux genoux (et non pas suspendu par l’entrejambe), un dossier souple mais pas mou, et des bretelles matelassées. Il est adapté dès que bébé tient assis seul, ou parfois avant avec des modèles « nouveau-né ». Vérifiez toujours que le menton de bébé ne touche pas son torse (pour la liberté des voies respiratoires) et qu’il est assez haut pour que vous puissiez l’embrasser sur le front.

Le sling ou écharpe annelée

Pratique et rapide à installer, idéal pour les portages de courte à moyenne durée. Comme pour l’écharpe, la position physiologique doit être respectée. Attention à bien régler la tension pour un maintien ferme et sécurisé.

Pour choisir l’équipement adapté à votre quotidien, n’hésitez pas à consulter notre sélection de poussettes et accessoires conçus pour le confort et la sécurité de votre enfant.

Questions fréquentes des parents

À partir de quel âge peut-on porter bébé sous les aisselles ?

Il n’y a pas d’âge « sécuritaire » pour adopter cette pratique. Même un bébé plus lourd ou un jeune enfant reste vulnérable à une traction sur les épaules et au risque de glissade. Il est préférable d’utiliser d’autres méthodes, comme le soulever en passant les mains sous ses aisselles MAIS en soutenant simultanément son torse contre vous, ou en l’aidant à se mettre debout s’il en est capable, en le tenant par les mains ou le tronc.

Mon bébé glisse quand je le prends sous les bras, que faire ?

C’est justement le signe que cette prise n’est pas sûre. Adoptez immédiatement la méthode sécurisée décrite plus haut : une main sous la tête/nuque, l’autre sous les fesses. Assurez-vous aussi que vos mains et la peau de bébé sont sèches. Si vous devez absolument le tenir sous les bras (pour le mettre sur un tapis à hauteur, par exemple), plaquez son dos contre votre torse pour que son poids repose sur vous et non sur ses épaules, et tenez-le fermement autour de la cage thoracique.

J’ai toujours vu faire cela dans ma famille, est-ce si grave ?

Les recommandations en puériculture évoluent avec les connaissances médicales. Ce qui était fait « autrefois » n’est pas toujours le meilleur pour l’enfant selon les standards actuels. Si aucun accident n’est survenu, c’est une chance. Mais aujourd’hui, nous savons que les risques existent (chute, traction). Changer cette habitude, c’est un geste simple pour optimiser la sécurité et le confort de votre bébé. Parlez-en avec le pédiatre ou la puéricultrice de PMI lors de votre prochaine visite, ils pourront vous rassurer et vous montrer les bons gestes.

Quels sont les signes que j’ai fait mal à mon bébé en le portant mal ?

Soyez attentif à : une pleurs immédiat et aigu lors de la manipulation, une réticence à bouger un bras (il le laisse « mou » le long du corps), une position anormale du coude ou de l’épaule, un gonflement localisé. En cas de doute, surtout si bébé semble avoir mal ou ne pas utiliser un membre normalement, consultez sans tarder un médecin ou les urgences pédiatriques. Ne tentez pas de manipuler vous-même l’articulation.

Le portage sous les aisselles est-il acceptable pour jouer « faire l’avion » ?

Non, ce jeu populaire est fortement déconseillé. Il combine plusieurs risques : port sous les aisselles, secousses, et position instable. Le poids de bébé est entièrement supporté par sa cage thoracique et ses épaules, et une perte de prise est possible. Préférez des jeux au sol ou des portages sécurisés contre vous. Pour les déplacements en voiture, qui nécessitent un maintien optimal, le choix d’un siège auto adapté à son poids et son âge est bien plus sûr.

Conclusion : Priorité à la sécurité et au confort

Comprendre pourquoi ne pas porter bébé sous les aisselles, c’est faire un pas de plus vers une parentalité éclairée et sereine. Ce geste, en apparence anodin, peut en réalité comporter des risques pour la santé physique et le développement de votre enfant. En adoptant les bonnes pratiques de portage – en soutenant toujours la tête et les fesses, en privilégiant des positions enveloppantes et en utilisant du matériel de portage physiologique normé – vous offrez à votre bébé la sécurité dont il a besoin pour s’épanouir.

Chaque geste compte dans la construction de sa confiance et de son bien-être. N’hésitez pas à vous faire accompagner par les professionnels de santé (PMI, sage-femme, kinésithérapeute) qui sont là pour vous guider. Et pour équiper votre quotidien en toute confiance, explorez l’univers Easypousette. Nous sélectionnons pour vous des poussettes, des sièges auto, des porte-bébés et des accessoires qui répondent aux plus hauts standards de sécurité et de confort, pour accompagner en toute tranquillité les premières aventures de votre famille.

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